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nathan / hungry eyes

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Bo Schuyler

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MessageSujet: nathan / hungry eyes Dim 13 Nov - 20:11

( It's like you see right through me and make it easier. Believe me, you don't even have to try )


Les gamins s'agitent depuis trente, peut-être quarante minutes, l’œil sans cesse attiré par la vieille horloge installée en début d'année. Ils savent à peine lire l'heure mais ne reconnaissent que trop bien l'avancée irrémédiable des aiguilles. Ils savent que le moment des adieux temporaires approche. L'excitation court le long des tables, échauffe jusqu'aux esprits les plus calmes. Le week-end arrive et ils ont tous hâte. Et comme Bo les comprend. Il les aime, ces mômes, sa toute première classe. Il adore les voir s'extasier de choses banales et se concentrer sur de tout petits riens. Il les aime tendrement mais il a appris à chérir la quiétude de ses week-ends. Alors il guette lui aussi les aiguilles, le genou agité d'un tic nerveux.

Et enfin la première figure parentale arrive, juste à l'heure, un peu en avance peut-être, synonyme du début des départs. Les habituelles règles sont énoncés d'une voix calme, don't run, don't scream, don't forget your coat. Abandonné par les premiers, plus chanceux, le reste du groupe quitte la classe dans un joyeux brouhaha que Bo n'a pas le coeur de contenir. Il sourit aux parents, aussi heureux de retrouver leur marmaille que celle-ci de rentrer à la maison. On échange des banalités, on se souhaite un bon week-end à l'écart des derniers qui jouent encore, sans se soucier le moins du monde du retard de leurs géniteurs. Bo les surveille d'un oeil attentif, les joues rosies par le froid de Novembre, winter is coming and all that shit.

Puis il arrive, enfin. Bo l'a remarqué dès les premiers jours, attendri par l'affection qu'il porte à sa fille et par la tendresse de ses yeux bleus. Peut-être s'y est-il perdu une ou deux fois, trop surpris pour rebâtir les barrières érigées des années plus tôt, endormies par le contact de sa joyeuse bande de gamins. Une, deux ou quinze fois, personne n'a besoin de savoir, surtout Bo. S'il n'y réfléchit pas, il ne s'en inquiète pas et c'est très bien comme ça. C'est plutôt con mais chaque jour ou presque, il attend, scrute la grille pour l'apercevoir, insiste même lorsque ce n'est pas à lui de surveiller les départs. C'est plutôt con mais ça n'a pas d'importance. C'est le père de l'un de ses élèves et ils n'appartiennent que temporairement au même monde, quelques minutes quotidiennes à peine. - Monsieur Osborne., le salue-t-il avec un bref sourire. Monsieur, monsieur, comme il a du mal à se faire à ce mot-là, surtout pour qualifier un type qui n'a pas l'air bien plus vieux que lui. Il ne s'est pas formalisé sur les noms différents, n'a pas tiqué la première fois qu'il a entendu le sien. En même temps, ce serait hypocrite de sa part, lui qui a grandi dans une famille étrange et dysfonctionnelle bien avant que les gamins nés en dehors de la sacro-sainte institution du mariage perdent leur caractère de bêtes de foire. - Elle joue encore, qu'il ajoute, ravi que la gamine traîne et s'attarde, prétexte parfait pour passer un peu plus de temps dans cette cours battue par la bise. Cinq minutes plus tôt, il regrettait de ne pas avoir attrapé un bonnet avant de partir le matin même, prévoyait déjà de faire un détour par son café préféré pour un dernier green tea latte avant le week-end. Cinq minutes plus tôt, il n'avait pas ce type-là sous les yeux.

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Nathan Osborne

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MessageSujet: Re: nathan / hungry eyes Mer 23 Nov - 13:47


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Nathan avait toujours été doux avec les enfants. Il les aimait bien, et en général ils l’aimaient aussi. Il avait cette candeur en lui qui le rapprochait un peu des petits, dans un sens. Il savait jouer avec eux, sa patience était presque sans limite. Il avait eu une enfance heureuse et souhaitait ça à tout le monde. Il avait parfois fait du baby-sitting et les parents étaient tous très fiers de lui. Il aimait être entouré d’enfants, il adorait écouter leurs rêves, leurs peurs. Lui aimait l’enfance, il souhaitait presque y retourner en courant. Ce moment magique où les responsabilités n’existaient pas, tout était si simple à l’époque, simple et plaisant, on appréciait la vie comme elle venait, on se fichait des études, de l’argent, de l’avenir. On voyait l’avenir dans des écoles magiques avec ses stars préférés. Nathan était resté un peu comme ça sur les bords. Lui aussi parfois avait des rêves idiots, des désirs démesurés. Il savait avoir de longues conversations avec les petits, et les parents l’avaient vite remarqué. Une gentille maman chez qui il avait travaillé l’avait appelé un peu en panique un soir, il y a quelques semaines de cela. Elle lui avait donné un billet de 20 livres pour le faire aller chercher sa fille à l’école. Nathan avait accepté de bon coeur. Il avait beaucoup de temps à perdre. Il se fichait complètement de se faire un eu d’argent par-ci par-là, il le faisait simplement pour rendre service, c’était de bon coeur. Du moins, c’était la raison pour laquelle il y allait au tout début, ses intentions avaient quelque peu changées depuis ce jour la. Il y avait une autre raison qu’il gardait secrète à tout  le monde.
Il se souvenait bien de la première fois où il avait vu l’instituteur d’Amy, il était resté bouche bée, un air idiot sur le visage à l’observer le plus discrètement possible. Il était incroyablement jeune Nathan s’était attendu à rencontrer une femme quarantenaire portant des lunettes, ou un vieil homme aimable et amusant, la vérité fut toute autre. Le professeur était charmant, souriant, amusant, tous les parents semblaient beaucoup l’aimer. Nathan n’échappa pas à la règle, il l’aima beaucoup à la seconde où il le vit. Il dégageait une assurance que lui n’avait pas beaucoup, il n’avait jamais été sur de lui, il était certes doux et gentil mais un peu timide. Les gens n’allaient pas aussi facilement vers lui que vers ce maître par exemple.. Ils avaient discuté presque à chaque fois qu’il venait cherchait la petite. Ils parlaient des enfants, de la pluie et du beau temps, des banalités en somme mais Nathan attendait avec impatience ce moment de la journée, c’était son petit plaisir. Son amie était contente de cet arrangement, tout le monde y trouvait son compte. Nathan espérait même que chaque petite discussion dure plus longtemps que celle de la veille. À vrai dire, cet homme l’obsédait un peu. Il avait envie de le voir dans d’autres circonstances, de dessiner son visage. Il le trouvait si parfait. Cette mâchoire masculine, ses yeux vers et ses cheveux bouclés. Il se sentait presque frustré de ne pas pouvoir l’observer pendant des heures pour essayer de retranscrire sa beauté sur papier. Il faisait un parfait modèle.
Nathan n’aimait pas énormément le vendredi, il s’ennuyait un peu durant le week-end et était peiné de se dire qu’il n’allait pas revoir le brun pendant plusieurs jours. À chaque fois qu’il allait cherchait Emma, il mettait toujours un peu de parfum et troquait ses vieux sweats troués pour des pulls neufs. Les jours se faisaient de plus en plus froid, son petit nez était tout rouge et se furent ensuite ses joues qui se teintèrent de pourpre lorsque le bouclé s’approcha de lui pour le saluer. Il se souvenait de son nom, ce genre de détails faisait très plaisir à Nathan. Il lui rendit son sourire, peut être de manière un peu niaise, il ne savait pas. Il avait du mal à se contrôler, à ne pas montrer qu’il était vraiment très heureux d’être là, ce qui en soit était un peu étrange.
« Monsieur Schuyler, la journée s’est bien passée ? »
Les marques de respect mettaient une petite distance entre eux qui devaient avoir presque le même âge, Nathan n’avait jamais osé lui demander son prénom ni lui demander quoi que ce soit de trop intime d’ailleurs. Lorsqu’il lui indiqua que la petite était toujours en train de jouer, il ne put s’empêcher d’exprimer explicitement sa joie. « Tant mieux. » Lorsqu’il se rendit compte de cette bêtise, c’était trop tard. Nathan rougit de plus belle et se gratta la nuque, essayant tant bien que mal de se rattraper. « C’est bien qu’elle profite de ses amis, elle m’a dit qu’elle en avait pleins ici. » Il se gratta la nuque, toujours un peu gêné. Il ne savait pas ce qu’il espérait, qu’il n’ait pas du tout compris ce que sous entendait sa phrase où qu’il se doute de quelque chose. Nathan n’espérait pas grand chose, il le voyait et se doutait bien qu’un homme pareil ne devait pas être seul. Parfois il se mettait à rêver à un café avec lui et une occasion de le dessiner. Il n’en demandait pas plus, il n’était pas trop ambitieux sentimentalement parlant. « Vous n'êtes pas trop fatigué de la semaine, ça sort un peu un instit’ le week-end ? » Il se demandait le brun était du genre à aller en boite de nuit ou si il préférait les musées et les librairies. Il avait envie d’en savoir un peu plus, il avait un air angélique et également mystérieux. Peut être qu'un jour il oserait lui proposer de boire un verre. Un jour dans une autre vie. Au même moment, Nathan sentit une pression sur ses jambes, il baissa les yeux, c’était Emma qui s’était ruée sur lui, accompagnée d’une copine. Elle le regardait avec un sourire 
« Nathan ! 
- Salut toi, bonne journée ? »
Elle se contenta de secouer la tête avec un sourire, Emma n’était pas très bavarde entourée de ses amis. Elle se débarrassa de son sac à dos en le tendant à Nathan et repartit jouer à la marelle pas très loin. « J’ai vraiment aucune idée de comment les gamins peuvent être si énergiques à la fin de la semaine. J’en suis totalement incapable. » Nathan espérait que la petite fille allait rester encore un peu. Il ne l'avait jamais forcé à rentrer, au contraire, parfois c'était elle qui gigotait à ses pieds pour rentrer.
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Bo Schuyler

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MessageSujet: Re: nathan / hungry eyes Jeu 24 Nov - 3:36

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Il se redresse, se tient un peu plus droit, tout ça parce que le père de la gamine est arrivé. C'est idiot et il espère sincèrement que personne ne l'ait remarqué, professeurs comme parents. Bo serait mortifié à la moindre remarque, il le sait. Flirter avec les parents d'élèves n'est pas techniquement prohibé mais tout le monde sait que c'est interdit, implicitement. Problèmes d'éthique, de morale, conflits d'intérêts, la liste des raisons est longue mais Bo l'oublie régulièrement. Quotidiennement même, sitôt qu'une certaine paire d'yeux bleus croise les siens. Il sourit plus facilement alors, s'attarde un peu plus que nécessaire et ça ne choque personne. Tant mieux. Et si le principal intéressé pouvait continuer à ne rien remarquer non plus, ce serait tout bonnement parfait. Parce qu'être attiré par l'interdit est une chose, un fantasme que Bo peut cultiver discrètement sans laisser ses désirs lui dicter sa conduite. Il n'a que trop souvent vu son père dominé par ses envies et autres pulsions charnelles et il n'est pas comme ça. Du moment que tout cela reste du domaine privé, tout va bien. Si par hasard Osborne venait à apprendre que le professeur de sa fille n'est pas uniquement préoccupé par les résultats d'Emma lorsqu'il lui adresse la parole, well. Bo n'a jamais eu à gérer ce genre de situations jusqu'à présent, toujours confronté aux mères pressées, trentenaires bien installées dans un train-train leur suffisant. Difficile de s'arrêter sur quelqu'un qui ne vous voit pas. Or, Osborne, si jeune et occupé soit-il, Osborne a une manière de le regarder plutôt singulière. Peut-être que c'est ça, dans le fond, qui attire Bo, plus que son physique. Il n'est pas qu'un petit instituteur novice dans les yeux de ce type, il est quelqu'un, une personne à part entière. Et diable que c'est agréable.

Les banalités d'usage sont échangées, comme toujours, et Bo acquiesce devant la question soucieuse du père. Emma n'est pas loin, jamais très loin, encore absorbée par le jeu et ses camarades. - C'est une gamine adorable, très sociable, polie aussi. Vous pouvez être fier, glisse-t-il sans même exagéré. Peut-être est-il un peu plus prompt au compliment avec ce type, c'est vrai. Nul besoin de se forcer, ceci dit. Emma est une perle après tout. Et elle finira par arriver, il le sait, mettant un terme à leur petit conversation. Bo la surveille d'un œil, ravi qu'elle ne leur prête pas la moindre attention, puis il se tourne à nouveau vers son père, un sourire amusé lui étirant les lèvres. - Fatigué ? Non, pas vraiment. C'est presque trop tranquille comme rythme de vie, par rapport à ce que j'ai connu. Ce n'est peut-être pas le moment idéal pour évoquer son propre père et l'incessant balai des tournées qu'il a connu enfant. Pas vraiment l'environnement idéal pour élever un gamin équilibré. Et il ne s'agit pas d'effrayer l'homme qui lui fait face (au contraire). - Enfin, je ne vis plus seul alors faire la fête tous les weekends, je crois que c'est fini pour moi, ajoute-t-il, perdant un peu de sa superbe. Il réalise le sous-entendu involontaire un peu tard et se reprend, presque maladroit. - C'est, hm. Je vis avec ma sœur. Elle n'a que dix-huit ans donc... Donc quoi ? Où va-t-il, avec tout ça, Bo se le demande. Certainement pas sur le terrain des insinuations, non monsieur. Il lui adresse un sourire bref, les joues légèrement rosies par l'embarras. Et comme si elle avait décidé de le sauver d'une mauvaise passe, la gamine arrive comme une flèche, prête à sauter dans les bras de son père. Mais au lieu d'un quelconque surnom affectueux, c'est un prénom qui glisse de sa bouche. Bo hausse un sourcil, surpris. Pourtant, lui-même n'a que très rarement appelé son père papa, s'étonner que ce soit le cas au sein d'autres familles est un tantinet hypocrite, il le sait. Mais il aurait juré qu'Osborne et sa fille étaient proches. Assez, en tout cas, pour ne pas suivre le même schéma.

Muet, il les regarde se sourire avant qu'Emma ne reparte, une fois débarrassée de son sac. Il la suit des yeux un instant avant de reporter une nouvelle fois son attention sur le père. Mais est-il seulement son père ? Il semble jeune, aussi jeune que Bo, peut-être plus et bien sûr, il pourrait être le père d'Emma. Ce genre d'histoires n'est pas aussi rares qu'il n'y paraît. Et qui est Bo pour juger, franchement ? Encore une fois, Osborne (Nathan, Nathan, le nom résonne encore dans ses oreilles) l'arrache à ses réflexions. - Ça leur passe plutôt vite, une fois qu'ils ont douze ans, répond-t-il après s'être éclaircit la gorge, je vous avoue que j'apprécie le calme, en fin de journée. J'imagine que ce n'est pas de tout repos à la maison, Emma est tellement dynamique. Subtil, subtil. Pas du tout, oui, mais il a besoin de cette confirmation, d'être certain d'être en face de l'interdit, du fantasme inaccessible. Ça ne l'empêche pas de dormir, ça ne l'empêche pas de vivre mais apprendre que ce type n'est pas vraiment d'une autre dimension, qu'il est réel et approchable, ça, en revanche, cela pourrait changer des choses. Et Bo n'est pas sûr d'avoir envie de changement. - Désolé, c'était indiscret, maladroit. Je... c'est juste que, enfin. Elle vous a appelé Nathan, ce qui, je suppose, est votre prénom et on voit rarement ça. Enfin, j'appelle mon père par son prénom aussi, je ne sais pas pourquoi ça m'a surpris. Désolé. Trop d'informations, trop de mots pour revenir en arrière, avant que la gamine déboule et n'ébranle ses certitudes. Trop tard, en fait.

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Nathan Osborne

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MessageSujet: Re: nathan / hungry eyes Mar 29 Nov - 23:17


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 Objectivement, Nathan n’était pas le meilleur dragueur du monde. Il n’était pas dragueur du tout. Il ne savait jamais trop comment se comporter lorsqu’il voyait un bel homme. Il n’avait plus les joues aussi rouges que lorsqu’il était plus jeune, bien heureusement, il se serait senti ridicule devant le maître d’école. Il ne savait pas non plus comment reconnaître qu’il plaisait à quelqu’un. Il prenait tout pour de la gentillesse et de la politesse. Il avait plutôt du mal à imaginer qu’il pouvait plaire à des hommes du genre, intelligents, charmants, cultivés et gentils. Pendant des années il avait presque réussi à se convaincre qu’il n’intéressait personne, et que si quelqu’un lui montrait beaucoup d’attention, c’était simplement pour une histoire de sexe. Il avait l’impression d’être une adolescente parfois. Il s’était souvent retrouvé chez lui à penser à l’instituteur, surtout le soir lorsqu’il se retrouvait seul. Il l’imaginait avec lui dans son salon, le prendre par les hanches et le serrer contre lui alors qu’il préparerait un bon repas. Ridicule en somme. Nathan se haïssait pour ce genre de rêveries mielleuses et totalement stupides. Cela n’allait pas arriver et continuer à l’imaginer n’était qu’une torture pour lui et n’allait faire qu’agrandir son manque affectif. Car oui, Nathan avait un cruel manque d’affection depuis quelques temps. Cela faisait des semaines qu’il ne s’était pas retrouvé contre quelqu’un pour un câlin et il en mourrait d’envie, surtout maintenant que les jours froids arrivaient. Il était cliché et adorait les films de Noël et les pulls amples, il rêvait d’avoir quelqu’un avec qui passait ces moments à lézarder sur le canapé avec une tasse de chocolat chaud dans les mains. Lorsqu’il parlait au bouclé, il s’efforçait de garder les pieds sur terre, surtout ne pas dériver dans ses pensées, non, c’était interdit. Il devait se concentrer sur ce que lui disait le jeune homme en face de lui. Il discutait beaucoup avec lui, plus qu’avec les autres parents. Nathan avait envie de voir ça comme un signe, mais après tout c’était peut être normal, ils étaient tous les deux les plus jeunes et lui aussi restait volontiers bien plus longtemps. Il espérait ne pas le déranger mais l’instituteur avait toujours continué la conversation de bon gré en lui souriant. Et mon Dieu quel sourire, il pouvait damner un saint. Schuyler était tout ce que Nathan aimait physiquement chez les hommes. Il complimenta Emma comme il faisait très souvent. Il ne lui avait jamais dit qu’il n’était pas son père, mais pour Nathan cela semblait évident étant donné son âge. Fier ? Pourquoi devait-il être fier ? Il ne l’élevait pas, mais tant mieux si elle se comportait bien avec monsieur Schuyler La fillette aimait beaucoup son maître et ventait toujours ses mérites. Nathan était amusé à chaque fois qu’elle lui parlait de lui, il avait envie de lui dire que lui aussi, il l’aimait bien, mais il ne l’avait jamais fait.
« C’est vrai, c’est un plaisir de m’en occuper, elle est adorable. »
Nathan mourrait d’envie de lui proposer de sortir un peu pour donner un bol d’air frais à son quotidien, mais il n’osa pas, il n’oserait jamais, il le savait.
« Moi c’est pareil. C’est beaucoup trop tranquille. Enfin je n’ai rien connu de particulièrement rythmé mais en ce moment c’est particulièrement… calme. »
A part Emma, il n’y avait pas grand chose qui occupait son temps, ses journées étaient vides. Il se sentait assez seul et plus il se terrait chez lui derrière ses instruments, moins il voyait ses amis. Il avait cruellement besoin de sortir, voir du monde, peut être flirter un peu, juste quelque chose qui lui occuperait du temps et le ferait sortir de ce vide qui commençait à prendre de la place. Son visage se ferma lorsqu’il entendit qu’il ne vivait pas seul. Il ne put s’empêcher d’avoir cette mine triste et déçue. Il était donc en couple, et c’était sérieux. Quel imbécile il faisait, il aurait du s’en douter, pas étonnant. Il était charmant et agréable, les mecs comme ça étaient pris par des jolies femmes, il le savait. Nathan était bizarrement triste et s’apprêtait à expédier la conversation pour ne pas lui montrer sa déception. Il n’arrivait pas beaucoup à contrôler ses émotions, tout était lisible sur son visage, il le savait et il détestait ça. La joie aussi qui revint lorsqu’il lui apprit que cette personne était sa soeur n’était pas invisible. Il eut un petit sourire et ses joues reprirent des couleurs. Il fut soulagé et se sentit presque coupable d’avoir ce genre de réactions. Sa soeur. Tant mieux. Il se sentait à nouveau d’attaque pour lui parler. 
« J’ai une soeur moi aussi, une soeur jumelle. C’est pas de tout repos. Normalement à 18 ans elles sont fêtardes pourtant ? Vous la trouvez trop jeune pour s’amuser avec vous ? »
Emma les avait interrompu quelques secondes avant de s’éclipser, et ce que lui dit l’instituteur ensuite le troubla. A la maison ? Le prenait-il vraiment pour un parent d’élève ?
« Oh mais ce n’est pas ce que vous croyez.. »
La question ne se fit pas attendre. Nathan trouvait ça amusant d’avoir été pris pour un parent, il se mit à un rire un peu et le regarda presque avec malice.
« Je suis son baby-sitter, je n’ai que 20 ans vous savez ! Sa maman travaille et je fais les sorties d’école tous les soirs. Je fais si vieux que ça ? » 
Peut être que ça allait les rapprocher, ou les éloigner, il n’en savait rien, mais au moins il se connaissaient un peu mieux. Il regarda la petite jouer avec ses amis et retourna son attention sur l’instituteur.
« Du coup c’est de tout repos chez moi. Sa mère vient la reprendre tous les soirs vers six heures. J’adore être avec elle, pour l’instant je ne fais pas d’études du coup ça m’apporte vraiment quelque chose dans ma journée. Vous avez des enfants vous ? »
Il espérait vraiment que la réponse était non, il espérait vraiment que cela ne le décevait pas. made by pandora.



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Bo Schuyler

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MessageSujet: Re: nathan / hungry eyes Jeu 1 Déc - 20:24

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Complimenter la gamine pour s'attirer les bonnes grâces, mêmes éphémères, du père est petit, ridiculement petit et Bo le sait très bien. Il en est parfaitement conscient depuis le premier jour, depuis la première fois où son regard a croisé celui du père d'Emma. Il a eu honte, la première semaine. La sensation est passée aussi vite qu'elle est apparue, probablement effacée par la légèreté de l'instant et l'aspect fantasque de pareille attirance. Il ne fait rien de mal après tout. Chacun ses fantasmes. Si le sien concerne un père de famille plus jeune que la moyenne, personne n'a besoin de le savoir, d'autant plus qu'ils ne font que discuter. Toujours, sans but, sans fin aussi. Parfois Bo se dit qu'il pourrait proposer de prolonger cela autour d'un thé, d'un verre mais il se retient. Osborne a une fille, probablement une vie de famille aussi. Une femme, certainement. Alors Bo se contente de quelques mots échangés à la sortie des classes, secrètement ravi d'être le seul auquel Osborne semble s'intéresser en attendant sa fille.

Il hausse un sourcil devant la réponse, surpris. Il n'a certes pas vécu une enfance traditionnelle, n'a pas eu de parents qui passaient la journée au bureau pour ensuite tenir une maison, mais ça ne l'empêche pas de savoir qu'une vie de famille n'est pas de tout repos, surtout avec des enfants aussi jeunes qu'Emma. L'envie d'en apprendre plus se fait sentir mais une fois de plus, il retient ses questions, préfère ne pas appesantir sur l'air maussade qui transparaît sur les traits de l'autre homme à l'évocation d'un quotidien potentiellement morne. Par pur égoïsme, pour ne pas se laisser tenter par l'envie de bousculer sa routine. Par peur, surtout.

Leo apparaît dans son esprit, franchit le portail de ses lèvres et soudain, Bo se raidit. Il parle peu d'elle, évite le sujet avec ses amis et pourtant, il se laisse allègrement aller avec un inconnu. Lequel semble particulièrement avec le sujet. Son sourire en amène un autre sur le visage de Bo, qui baisse un instant les yeux.  - C'est un peu compliqué. Elle- nous ne sommes pas très proches et elle, elle traverse une passe difficile. Understatement of the bloody century. Leo ne traverse pas une passe difficile, Leo est difficile mais il ne peut guère débattre de ses problèmes de famille avec un étranger. - Pour être honnête, c'est moi qui ne m'amuserais pas avec elle. Je passerais plutôt mon temps à m'inquiéter de ce qu'elle pourrait trouver à faire, ajoute-t-il avec un bref éclat de rire. Comme si tourner ça en ridicule rendait la situation moins tragique.

Emma passe, innocente mais pourtant lourde de sens. Bo s'immobilise, interdit. Comment l'a-t-elle appelé ? Décontenancé, il se tourne vers le père (supposé père, en fait), ouvre et ferme la bouche plusieurs fois avant de retrouver un semblant de contenance. Les questions fusent dans sa tête et il a bien du mal à retrouver le fil. Il s'empourpre, bute un peu sur ses mots, s'excuse aussi. Il n'aurait pas être plus grotesque et il le sait. Il baisse les yeux à nouveau, gêné. Au contraire du déni vexé auquel il s'attend, Osborne paraît amusé par la situation. Il s'explique d'un ton léger et Bo relève la tête pour l'observer. Il sourit, toujours, il sourit et il a l'air plus jeune que Bo ne l'a pensé jusque-là. Ou n'est-ce une impression ? Vingt ans, il n'a que vingt ans. Et non, il n'est pas le père d'Emma. Pas du tout. - Oh. C'est tout ce qu'il trouve à dire, confus par le flot d'informations nouvelles et leurs conséquences. Il n'a que vingt ans (quatre de moins que lui, à peine deux de plus que Leo, bloody hell), il n'a que vingt ans et il n'est pas le père d'Emma. Il n'est pas le père d'Emma, il n'est pas père de famille, probablement pas marié non plus. Encore que. Par réflexe, Bo jette un coup d'oeil à ses mains, comme si elles pouvaient soudainement crier leur appartenance à quelqu'un d'autre ou, en tout cas, porter la trace d'une quelconque relation. Ses joues se colorent un peu plus et il inspire profondément, perturbé. Il n'est pas le père d'Emma, il n'a que vingt ans et il est là, si près. - Oh, qu'il répète, stupidement, alors qu'il pourrait tant en dire à présent sans craindre de sanction de sa direction ou de regards désapprobateurs des parents qui vont et viennent sans faire attention à eux. Il n'est pas le père d'Emma mais instinctivement, tout de suite, Bo aurait presque préféré que ce soit le cas. Que le fantasme en reste un, continue à appartenir au royaume de l'impossible. Pas qu'il se transforme en possibilité. - Pardon, je- enfin, naturellement, je pensais que vous, qu'elle était. Il s'interrompt et fronce le nez, dubitatif. - Vingt ans seulement ? Pas que vous aillez l'air d'un vieillard mais... vraiment ? Il se fend d'un éclat de rire soulagé et secoue doucement la tête. - Désolé, vraiment. Je n'ai pas cherché plus loin en vous voyant avec elle, c'est idiot. Idiot, c'est le mot. - Et non, non, je n'ai pas d'enfant. Enfin, si, j'en ai vingt-cinq cinq jours par semaine et ça me suffit pour le moment. Un jour, peut-être mais pour le moment... non, grands dieux, non. Et puis il paraît qu'il faut être deux pour ça, ce qui est un léger problème pour moi. Again, understatement of the bloody century. Peut-être finira-t-il par adopter, seul, à trente-cinq, peut-être quarante ans, lorsque plus personne ne s'accrochera à l'idée qu'il trouve quelqu'un qui lui convienne. Bo l'a accepté, ce sont ses proches qui ont plus de mal et s'ils voyaient l'empressement avec lequel il retrouve chaque jour ce garçon (qui n'est ni le père d'une élève, ni un père de famille tout court), ils ne seraient que plus confortés dans l'idée qu'il lui faut sérieusement quelqu'un.

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MessageSujet: Re: nathan / hungry eyes Dim 11 Déc - 20:49


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Nathan espérait ne pas avoir été indiscret. Pourtant, dans sa tête se bousculaient des centaines de questions quant au quotidien du jeune bouclé.   Il l’intriguait. Au plus il apprenait sur lui, au plus il voulait le connaître. Nathan ne rencontrait pas beaucoup d’hommes ces derniers temps, il ne sortait pas énormément, parfois il allait boire un peu dans des bars, depuis quelques temps il ne fréquentait plus les boites. Les rencontres d’un soir que l’on ne rappelait jamais, ce n’était plus trop sa tasse de thé. Du moins, ce ne l’était plus depuis qu’il avait un bouclé sans arrêt dans la tête. Louis s’éprenait assez rapidement des choses -ou des gens- ou cela l’obsédait pendant quelques semaines, ou plus. Pour le dessin et la musique, cela ne l’avait jamais lâché. Il espérait que sa nouvelle passion pour le maître d’école n’allait pas durer trop longtemps, Nathan n’avait pas envie de se donner tout entier dans quelque chose de nouveau, de toutes façons il n’allait pas oser lui proposer quoi que ce soit. L’homme prenait déjà une partie de son temps, il pensait à lui, chérissait les quelques minutes quotidiennes qu’il passait à lui parler, il attendait ce moment toute la journée. Il faisait tout pour le faire durer, poser plus de questions, attendre un peu, dire à Emma qu’elle pouvait jouer cinq minutes de plus, ce n’était jamais assez pour satisfaire le plaisir qu’avaient ses yeux à admirer son visage, mais il devait bien s’en contenter. Il ne savait pas jusqu’où il pouvait aller avant que leur discussion devienne étrange. Il ne voulait surtout pas instaurer un malaise entre eux, il ne voulait pas avoir l’air trop intéressé même si ses joues rouges et son air béat devaient complètement le trahir. 
« Oh.. je suis désolé de l’apprendre. Ce n’est pas trop de responsabilités pour vous de vous occuper d’elle un peu à plein temps ? »
Il se demandait si elle faisait des études, si elle vivait à ses crochets. Si il était triste, si son quotidien était heureux. Il avait mille questions à lui poser, mais c’était interdit. Peut être qu’il le mettrait mal à l’aise avec cette simple question. Nathan lui avait de la chance d’être à sa place dans sa fratrie. Il s’y sentait bien, sa soeur était gentille, son grand frère également même si il était plus distant. Avant le décès de sa mère, il n’y avait aucune ombre à sa vie, il vivait encore dans l’innocence. Aujourd’hui tout était différent, même si il n’était pas le plus à plaindre. Rien que sa situation financière l’empêchait de se plaindre devant les autres, il pouvait imaginer à quel point cela pouvait être agaçant. Voir un gosse de riche sans arrêt se lamenter sur son quotidien, ce n’était pas la manière dont il voulait être vu.
« Moi j’ai de la chance, la mienne m’a épargné ça. J’ai aussi un grand frère. Les deux sont un peu en compétition. Moi je suis celui en retrait, mais je le vis plutôt bien, j’évite les conflits. »
Il parlait de lui un peu, il se demandait si ces informations allait intéresser le maître d’école, il avait toujours peur de le déranger, d’empiéter sur son temps, peut être qu’il avait des choses à dire à des parents d’élèves, peut être qu’il voulait vite partir pour retrouver quelqu’un, sa soeur, ou simplement se reposer. Il n’avait jamais abrégé la conversation avec Nathan, mais peut être était-ce simplement par politesse. Il n’avait jamais vraiment vu non plus un intérêt supérieur, mais Nathan ne savait pas déceler ces choses la.
« J’ai la chance de vivre tout seul, à un quart d’heure à pieds même pas. C’est vrai que c’est pratique pour avoir un peu de calme ou.. pour inviter des gens. »
Mon Dieu qu’il avait envie de l’inviter, maintenant qu’il faisait froid il se ferait un plaisir à passer des après-midis sur le canapé avec lui, enroulé dans une couverture, entre ses bras. Rapidement il se perdit profondément dans ses pensées, imaginant des scènes plus niaises les unes que les autres, il se détestait pour ce genre de choses. Il se mettait à planer avec un sourire idiot en imaginant un quotidien qu’il aurait pu avoir avec lui. Ridicule. Il ne connaissait rien de cet homme. Nathan avait cette naïveté toujours maladive et ce côté très rêveur. Il mourrait d’envie de partager une nuit avec lui, sans -trop- d’arrières pensées. Juste être dans ses bras, caresser son torse. L’onomatopée répétée de l’instituteur le fit sortir de ses pensées. Il semblait profondément choqué. Cela fit rire Nathan.
« Oui vingt ans. Je pensais faire plutôt jeune. Je ne sais pas si je dois être flatté ou pas haha.. Et vous, quel âge vous avez si ce n’est pas indiscret ? Vous m’avez l’air assez jeune aussi. Vous débutez tout juste le métier j’imagine ? »
Nathan n’était vraiment pas prêt de trouver un boulot, si il voulait il pouvait simplement ne jamais travailler et vivre aux crochets de son père, enfin, de son argent, mais il n’en avait pas envie. Lui aussi voulait gagner son propre argent, il ne savait pas si il réussirait à devenir un musicien reconnu, mais il allait essayer.
« C’est vrai qu’on est plutôt complices Emma et moi, ce n’est pas la première fois qu’on me le demande à vrai dire. J’ai sympathisé avec quelques parents ici. C’est amusant, j’ai l’impression que c’est un avant goût de la vie que j’aurais pu avoir dans une bonne dizaine d’années, dans un monde parallèle. »
Nathan aimerait avoir des enfants à aller chercher à l’école, préparer un bon goûté ensuite et leur lire des histoires le soir. Il avait presque déjà renoncé à cette vie. Difficile d’avoir un enfant avec un homme dans ce pays, il ne savait pas si il aurait le courage de passer par des étapes difficiles pour adopter. Et.. il fallait effectivement avoir quelqu’un. D’ailleurs lorsqu’il apprit que le jeune maître était seul, son visage se teinta de rouge et il esquissa un sourire qu’il essaya tant bien que mal de dissimuler en mordant l’intérieur de ses joues.
« Vraiment ? Oh. J’aurais parié que vous aviez quelqu’un. » 
Il était tellement beau, courtois, semblait cultivé et patient, qui ne rêverait pas d’un homme pareil. Nathan avait le chic pour craquer sur des mecs en couple, le plus souvent avec des filles, cette fois-ci ce n’était pas le cas et il en était plus qu’heureux.
« J’oublie souvent ce détail. C’est un léger problème pour moi aussi. J’imagine que je n’aurais jamais d’enfants malheureusement, pourtant ce n’est pas faute de les aimer.  »
Il espérait que l’instituteur comprenait. Il avait vraiment envie qu’il sache, qu’il aimait les hommes, qu’il pouvait être intéressé, mais il ne voulait surtout pas le refroidir. Quelle tristesse il aurait à aller chercher Emma et à retrouver son maître froid, fermé au dialogue.
« Au fait, je crois que vous vous l’avez entendu, je m’appelle Nathan. Et vous ? »





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MessageSujet: Re: nathan / hungry eyes

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nathan / hungry eyes

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